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Les Saints du mois  de juin

13 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 


SAINT ANTOINE DE PADOUE

Docteur de l'église, Religieux et Saint

 

Antoine de Padoue (1195 - 13 juin 1231) est un saint catholique romain (fête le 13 juin), docteur de l'Église, surnommé aussi « le Thaumaturge ».

Fernando di Buglione naquit vers 1195 à Lisbonne, dans une famille noble et militaire. Il suivit des études brillantes chez les chanoines Réguliers de saint Augustin à Saint-Vincent da Fora puis au monastère de Sainte-Croix de Coimbra, un important centre d'études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre.

En 1220, les restes d'un groupe de Franciscains martyrs furent ramenés du Maroc. Cet événement le conduisit à joindre l'ordre de François d'Assise, où il reçut le prénom Antoine. Il partit en mission, à sa demande, au Maroc mais dut être rapatrié en Europe dès 1221 pour des problèmes de santé. Son bateau fut dévié par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux au Chapitre général en 1221, et passa ensuite près d'un an en retraite au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.

En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il dut prendre la parole et montra un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoya alors prêcher en Italie et en France. Il prêcha et enseigna la théologie en Italie, notamment à Bologne, puis alla s'établir dans le sud de la France entre autre à Toulouse et Montpellier. Antoine connaissait très bien la théologie et ses prédications rencontrèrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux hérétiques. Il fonda un monastère à Brive, où il fit de nombreuses conversions.

En 1226, il est custode de Limoges et en 1227, après la mort de François d'Assise, il est Provincial d'Italie du nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses avec les Albigeois. En 1230, au chapitre, il renonce sa charge de ministre provincial. Il fut envoyé à Rome où il fut un conseiller de Grégoire IX dans le problème de la validité du Testament de François d'Assise.

En 1231, il fut envoyé à Padoue où il poursuivit ses prêches durant le Carême mais il meurt d'épuisement le 13 juin suivant à Arcelle, près de Padoue.

Il fut canonisé le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX. Le culte de Saint Antoine de Padoue se répandit surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devint le saint national du Portugal, dont les explorateurs le firent connaître du monde entier. Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers.

À partir du XVIIe siècle, Saint Antoine de Padoue fut également invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé, et enfin pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre.

De nombreux épisodes surnaturels lui sont attribués, comme d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras.

François d'Assise lui a écrit une lettre l'autorisant l'enseignement aux frères de la sainte théologie dans certaines conditions.

St. Antoine de Padoue à VienneAu Moyen Âge, les représentations de Saint Antoine de Padoue sont assez rares, mais elles deviennent très courantes à partir du XIVe siècle. La plupart des églises comptent aujourd'hui une statue de lui. Il est généralement représenté comme un homme chétif, vêtu de la bure franciscaine nouée par une cordelière à trois nœuds.

On le représente souvent prêchant aux foules ou aux poissons, en discussion avec saint François, guérissant des malades, remettant en place la jambe qu'un homme s'était coupée en signe de pénitence, faisant s'agenouiller une mule devant le Saint Sacrement pour convaincre un Juif qui doutait de la présence de Dieu dans l'hostie, ou encore assistant à l'apparition de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus (assis ou debout sur un livre).

Ses principaux attributs sont la bure franciscaine, l'Enfant Jésus, une mule, un livre, des poissons, un cœur enflammé, un lys.

 


Saint Jean-Baptiste



Jean-Baptiste est appelé aussi le Précurseur. Il est le dernier des prophètes d'Israël. Il vient clore la longue liste des saints hommes de Dieu qui, sous l'inspiration du Saint-Esprit, ont annoncé à temps et à contretemps la Révélation divine et la venue du Messie qui inaugurerait la Nouvelle Alliance.Jean-Baptiste c’est le cousin du Seigneur.
L'annonce de sa naissance, par l'archange Gabriel, ouvre le Nouveau Testament dans l'Evangile de Luc
Son père, Zacharie, est prêtre de la tribu de Lévi. Il est marié avec Élisabeth, descendante, elle aussi, de la tribu de Lévi, de la très haute et très noble lignée sacerdotale d'Aaron, frère de Moïse et premier Grand-Prêtre. "L'un et l'autre sont des justes " précise l'évangé liste . Nous dirions aujourd'hui qu'ils sont des saints.

Pourtant, malgré leur grand mérite et leurs ardentes prières, le Seigneur ne leur a pas encore donné d'enfant. Et Elisabeth est stérile. De plus, dit St Luc, "ils sont maintenant très âgés .
Notons déjà que la naissance de Jean-Baptiste fut le fruit des instantes priè res de ses parents.

Mais au temps du roi Hérode (entre - 7 et - 4 avant notre ère) un événement considérable se produit à Jérusalem. Alors que Zaccharie est désigné par le sort pour faire brûler l'encens dans le sanctuaire du Temple. Le jour où ce soin est dévolu à sa classe, "la classe d'Abia" dont il fait partie, l'Ange Gabriel lui apparaît à la droite de l'autel :
"N'aies pas peur Zacharie. Ta prière est exaucée. Ta femme t'enfantera un fils et tu lui donneras le Nom de JEAN (ce qui signifie le Seigneur est favorable). Beaucoup se réjouiront de sa naissance .
"Il ne boira ni vin, ni liqueur fermentée (autrement dit, il sera "nazir", consacré au Seigneur dès sa naissanceIl sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère. Il ramènera de nombreux fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu. Il précédera le Seigneur avec l'esprit et la puissance d'Elie pour ramener le coeur des pères vers leurs enfants et les rebelles à la sagesse des justes, préparant ainsi au Seigneur un peuple bien disposé "
L'ange Gabriel annonce à Zaccharie qu'en dépit des apparences (la stérilité d'Elisabeth et leur vieillesse), le Seigneur va leur donner un fils. Il sera un grand prophète, le nouvel Elie, qu'annoncelaprophétie de Malachie

"Voici que je vais vous envoyer Elie le Prophète avant que n'arrive Mon Jour. Il ramènera les cœurs des pères vers leurs fils, et les cœurs des fils vers leurs pères"
Élisabeth conçoit bientôt l'enfant promis. Elle tient la nouvelle soigneusementcachée durant 5 mois, tant la nouvelle est surprenante.
Conduit par l'Esprit Saint, Jean se retire pour prophétiser au désert - lieu d'une extrême aridité, mais où la Parole de Dieu est le mieux reçue - près du Jourdain, symbole de l'eau vive. Là il va vivre dans une austérité effrayante:

Il porte, comme les prophètes d'Israël, "un manteau de poils de chameau, un pagne de peau et une ceinture autour des reins. Sa nourriture est composée de sauterelles et de miel sauvage".
De très nombreux artistes l'ont représenté ainsi.
Il apparaît comme un Rabbi (un rabbin), un maître. Il est bientôt entouré de disciplesauxquels il apprend à jeûner, à prier et surtout à écouter la Parole divine
A cause de son zèle, Jésus peut dire de lui :
"Il est ce nouvel Elie qui doit venir pour marcher devant le Seigneur, qu'on attend et qui doit préparer le peuple à la venue du Messie"
Sa voix puissante et la force de Vérité de son message ébranlent la Judée.
Il prêche une conversion dont le signe est un bain rituel accompagné de l'aveu des péchés. C'est le baptême dit de Jean (d'où son nom), qui sera préfiguration du Sacrement de Baptême.
Sa parole rigoureuse le situe dans la droite ligne des prophètes.
Il demande à tous, comme l'avait annoncé l'archange Gabriel à Zacharie son père, de revenir à Dieu, et d'être dorénavant fidèles à la Sainte Loi d'amour de Dieu.
"Engeance de vipères, convertissez-vous ! Produisez des fruits de repentir. Sinon n'espérez pas échapper à la colère divine. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu" crie-t-il à ses contemporains
Avec l'audace des saints, il dénonce l'adultère public d'Hérode avec sa belle-sœur Hérodiade, lafemme de son frère qu'il a épousée, lui faisant de vifs reproches. "Pourtant Hérode aimaitl'écouter !".
Pourtant un jour, il le fait arrêter et jeter dans la prison de Machéronte, au-delà du Jourdain.
Il est si grand, si saint que la foule se demande s'il n'est pas le Messie Lui-même. Il répond humblement aux enquêteurs qui lui sont envoyés par les autorités religieuses :
"Je ne suis pas le Christ ! et même je ne pas digne de dénouer les courroies de ses sandales "
A la demande expresse de Jésus, il Le baptise, Baptême qui marque l'envoi en mission du Seigneur, au cours duquel se manifestera alors la Sainte Trinité :
"Il vit l'Esprit descendre sur Lui comme une colombe. Et voici qu'une voix, venue des cieux, disait : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur ",
"Voici l'Agneau deDieu qui enlève le péché du monde" dira Jean en désignant Jésus aux disciples comme le (futur) agneau immolé, agneau pascal, symbole de la rédemptiond'Israël et du monde
Il annonce que Jésus est Celui qui vient, qui baptisera dans l'Esprit et dans le feu, que Jésus est l'élu de Dieu, l'oint du Seigneur, le Messie Lui-même .
Il a accompli désormais ce pour quoiDieu l'a envoyé. Sa missions'achève !
"Il faut qu'Il croisse et que je diminue ", dira-t-il à ceux qui l'interrogent

Jean-Baptiste est extraordinairement attachant. Lorsqu'il prêche dans le désert, il apparaît tel un roc de foi. Mais dans la désolation de sa prison, il est assailli de doutes. Ne s'est-il pas trompé ? Il envoie alors ses disciples demander à Jésus : "Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?"
Ce sera l'occasion pour Jésus de lui rendre le plus bel hommage fait à un homme :
L'annonce à Zacharie et l'annonce à Marie sont étroitementliées dans le projet divin.
En effet - Dieu voit et sait tout - lors de l'Annonciation, l'archange Gabriel va donner à Marie un signe précis de la réalité et de la vérité de son Message, le signe d'une naissance miraculeuse, le même que celui donné à Sara, l'épouse d'Abraham,stérile elle aussi, qui enfantera pourtant le patriarche Isaac :
"Elisabeth, ta parente, est enceinte. Elle en est à son 6ème mois, car rien n'est impossible à Dieu "
Cette nouvelle et ce signe bouleversent Marie. Elle en saisit l'importance et la portée. Elle répond alors : "Je suis la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon ta parole" .
Quelques jours plus tard, lors de la Visitation, dès qu'il entend la salutation de Marie, Jean-Baptiste, alors qu'il est encore dans le sein de sa mère, est tout à coup rempli de l'Esprit Saint :
"Dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, l'enfant tressaillit (de joie) dans son sein ".
Ainsi donc, c'est un foetus de 6 mois, Jean-Baptiste, qui est le premier être humain à saluer le Seigneur Jésus, embryon de 3 jours, car c'est le délai nécessaire pour aller à pied de Nazareth à Ain Karim où habitaient selon la tradition Zacharie et Elisabeth.
Lors de la naissance de Jean-Baptiste, les signes miraculeux se multiplient, montrant que le doigt de Dieu est sur l'enfant : Zacharie recouvre miraculeusement la parole. Il prophétise et chante le Benedictus, ce magnifique cantique que les chrétiensrécitent chaque matin lors de l'office divin :
"Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël... Toi, petit enfant, tu seras appelé "Prophète du Très-Haut" Tu précéderas le Seigneur pour lui préparer ses chemins, pour donner à son peuple la connaissance du salut par la rémission de ses péchés...
La mission de Jean-Baptiste commence en l'an 29 de notreère, comme le dit Saint Luc :
En l'an 15 du Principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, sous le pontificat d'Anne et de Caïphe, la Parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, au désert de Judée, dans la région du Jourdain "
Comme toujours dans l'Ecriture, chaque événement se déroule à une date précisée, ici l'an 29, avec un homme nommément désigné, Jean, en un lieu connu, la Judée. La Révélation, ne l'oublions pas, s'insère toujours dans la réalité del’histoire. Le Royaume de Dieu est tout proche. Le Messie arrive...
"Il est plus qu'un prophète. Parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste "
Son attachement pour Jésus est immense. Peu avant son arrestation, Jean l'Évangéliste nous relate l'ultime témoignage que fait Jean le Baptiste en l'honneur de Jésus :
"L'ami (c'est Jean-Baptiste qui se désigne ainsi) de l'Epoux (Le Christ) est ravi de joie à la voix de l'époux. Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite "
Et il invitera ses propres disciples, particulièrement André et Jean, à suivreJésus.
Les reproches vigoureux qu'il adresse à Hérode à propos de sa liaison avec Hérodiade, la femme de son frère Philippe, traduisent l'intensité de sa fidélité à Dieu. Il poussera cette fidélité jusqu'à 1 'héroïsme, c'est-à-dire jusqu'à l'ultime témoignage du martyre : sous l'impulsion d'Hérodiade et à la demande de Salomé sa fille, Hérode, au cours d'une beuverie, donnera l'ordre de ledécapiter
"Ses disciples vinrent prendre son cadavre. Ils l'ensevelirent. Puis, ils allèrent en informer Jésus"
Ainsi s'achève l'histoire de Jean-Baptiste. Jean-Baptiste renvoie toujours à Jésus. C'est bien ce qu'entend Jeanl'Evangéliste, quand il nous dit dans le prologue de son Evangile:
"Il y eut un homme envoyé de Dieu, son nom était Jean (le Baptiste). Il n'était pas la lumière, mais il venait pour rendre témoignage à la lumière "

Jean-Baptiste, comme ses parents, Élisabeth et Zacharie, est un juste, un saint dirions-nous aujourd'hui, et même un des plus grands saints. En fait, c'est un géant de sainteté. Son amour pour le Seigneur et pour la Sainte Loi de Dieu l'a conduit jusqu'àla prison et la mort.
11 n'atermoiera jamais avec les puissants, et ne leur fera aucune concession quand il s'agit de la fidélité à Dieu. Il est le fidèle parmi lesfidèles.

Le 24 juin, l'Eglise célèbre avec un grand faste la naissance de Jean-Baptiste. C'est le jour le plus long de l'année, celui où la nuit est la plus courte: c'est le solstice d'été.

Comme lors de sa naissance, tous se réjouissent ce jour-là de la venue de Jean-Baptiste parmi nous.

SAINT PIERRE


Pierre eut trois noms : il s’appela :
1° Simon Barjona. Simon veut dire obéissant, ou se livrant à la tristesse. Barjona, fils de colombe, en syrien bar veut dire fils, et en hébreu Jona signifie colombe. En effet, il fut obéissant ; quand JÉSUS-CHRIST l’appela, il obéit, au premier mot d’ordre du Seigneur : il se livra à la tristesse quand il renia JÉSUS-CHRIST « Il sortit dehors et pleura amèrement. » Il fut fils de colombe parce qu’il servit Dieu avec simplicité d’intention.
2° Il fut appelé Céphas, qui signifie chef ou pierre, ou blâmant de bouche : chef, en raison qu’il eut la primauté dans la prélature ; pierre, en raison de la fermeté dont il fit preuve dans sa passion ; blâmant de bouche, en raison de la constance de sa prédication.
3° Il fut appelé Pierre, qui veut dire connaissant, déchaussant, déliant : parce qu’il connut la divinité de JÉSUS-CHRIST quand il dit : « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant » ; il se dépouilla de toute affection pour les siens, comme de toute œuvre morte et terrestre, lorsqu’il dit : « Voilà que nous avons tout quitté pour vous suivre » ; il nous délia des chaînes du péché par les clefs qu’il reçut du Seigneur. Il eut aussi trois surnoms :
- a° on l’appela Simon Johanna, qui veut dire beauté du Seigneur ;
- b Simon, fils de Jean, qui veut dire à qui il a été donné ;
- c Simon Barjouay qui veut dire fils de colombe. Par ces différents surnoms on doit : entendre qu’il posséda la beauté de mœurs, les dons des vertus, l’abondance des larmes, car la colombe gémit au lieu de chanter. Quant au nom de Pierre, ce fut JÉSUS-CHRIST qui permit qu’on le lui donnât puisqu’il dit (Jean, I) : « Vous vous appellerez Céphas, qui veut dire Pierre. » 2° Ce fut encore JÉSUS-CHRIST qui le lui donna après le lui avoir promis, selon qu’il est dit dans saint Marc (III) : « Et il donna à Simon le nom de Pierre. »
- d Ce fut JÉSUS-CHRIST qui le lui confirma, puisqu’il dit dans saint Mathieu (XVI) « Et moi je vous dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Son martyre fut écrit par saint Marcel, par saint Lin, pape, par Hégésippe et par le pape Léon.
* La plupart des faits qui ont rapport à saint Pierre et que signalent les livres saints sont consignés ici. Le reste est tiré d’un livre connu sous le nom d’Itinéraire de saint Clément, regardé comme apocryphe, mais cité par un grand nombre d’auteurs des premiers siècles.
Saint Pierre, fut celui de tous les Apôtres qui eut la plus grande ferveur : car il voulut connaître celui qui trahissait le Seigneur, en sorte que s’il l’eût connu, dit saint Augustin, il l’eût déchiré avec les dents : et c’est pour cela que le Seigneur ne voulait pas révéler le nom de ce traître. Saint Chrysostome dit aussi que si JÉSUS-CHRIST avait prononcé son nom, Pierre aussitôt se serait levé et l’aurait massacré sur l’heure. Il marcha sur la mer pour aller au-devant du Seigneur ; il fut choisi pour être le témoin de la Transfiguration de son Maître et pour assister à la résurrection de la fille de Jaïre ; il trouva, dans la bouche du poisson, la pièce d’argent de quatre dragmes pour le tribut ; il reçut du Seigneur les clefs du royaume des cieux ; il eut la commission de faire paître les brebis ; au jour de la Pentecôte, par sa prédication, il convertit trois mille hommes ; il prédit la mort d’Ananie et de Saphire : il guérit Énée de sa paralysie ; il baptisa Corneille ; il ressuscita Tabithe ; il rendit la santé aux infirmes par l’ombre de son corps ; mis en prison par Hérode, il fut délivré par un ange. Pour sa nourriture et son vêtement, il nous témoigne lui-même quels ils furent, au livre de saint Clément : « Je ne me nourris, dit-il, que de pain avec des olives et rarement avec des légumes ; quant à mon vêtement, vous le voyez, c’est une tunique et un manteau, et avec cela je ne demande rien autre chose. » On rapporte aussi qu’il portait toujours dans son sein un suaire pour essuyer les larmes qu’il versait fréquemment ; car quand la douce allocution du Seigneur et la présence de Dieu lui venaient à la mémoire, il ne pouvait retenir ses pleurs, tant était grande la tendresse de son amour. Mais quand il se rappelait la faute qu’il commit en reniant JÉSUS-CHRIST, il répandait des torrents de larmes : il en contracta tellement l’habitude de pleurer, que sa figure paraissait toute brûlée, selon l’expression de saint Clément. Le même saint rapporte qu’en entendant le chant du coq, saint Pierre avait coutume de se lever pour faire oraison et de pleurer abondamment. Saint Clément dit encore, comme on le trouve dans l’Histoire ecclésiastique(1), que lorsqu’on menait au martyre la femme de saint Pierre, celui-ci tressaillit d’une extraordinaire joie, et l’appelant par son propre nom, il lui cria : « Ô ma femme, souvenez-vous du Seigneur. » Une fois, saint Pierre avait envoyé deux de ses disciples prêcher ; après avoir cheminé pendant vingt jours, l’un d’eux mourut, et l’autre revint trouver saint Pierre, et lui raconter l’accident qui était arrivé (on dit que ce fut saint Martial, ou selon quelques autres, saint Materné. On lit ailleurs que le premier fut saint Front, et que son compagnon, celui qui était mort, c’est-à-dire le second, fut le prêtre Georges). Alors saint Pierre lui donna soli bâton avec ordre d’aller retrouver son compagnon et de poser ce bâton sur le cadavre. Quand il l’eut fait, ce mort de quarante jours se leva tout vivant(2).

 

 

 

 

 

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