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Rien de ce monde ne nous est indifférent

21 août 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux documents récents du Pape François, « Laudato Si » et l’Exhortation apostolique, « La joie de l’Amour » ont attiré mon attention ces derniers temps. Voici pourquoi. Chacun débute par un chapitre décrivant la société actuelle, le monde dans lequel nous vivons, avant de nous inviter à y trouver notre place. Il s’agit du premier chapitre de Laudato Si, intitulé « Ce qui se passe dans notre maison » et le deuxième chapitre de « La joie de l’Amour », intitulé « La réalité et les défis de la famille ». Il est intéressant de relire ces chapitres en entier. Voici quelques éléments, tirés de « Laudato Si » , pouvant nous donner à réfléchir.


1. Pour commencer, le Pape François constate l’accélération continuelle des changements de l’humanité et de la planète, ce qui contraste avec la lenteur naturelle de l’évolution biologique. Il souligne que le changement est désirable mais il devient préoccupant s’il en vient à détériorer le monde et la qualité de vie d’une grande partie de l’humanité.
Et de citer : la pollution, les ordures et la culture du déchet (n°20). « La terre, notre maison commune, semble se transformer en un immense dépotoire ». Que pouvons-nous faire ?
Un exemple : Réalisons que la majeure partie du papier qui est produit, est gaspillée et n’est pas recyclée.
Un remède : Cherchons comment limiter au maximum l’utilisation des ressources non renouvelables, d’en modérer la consommation et à les réutiliser ou les recycler.

 

2. Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques et politiques. (n°25) Il faudrait changer de style de vie, de production et de consommation pour combattre les causes humaines qui provoquent le changement climatique. Les pauvres sont les premiers concernés. Leurs moyens de subsistance dépendent fortement des réserves naturelles.


Un exemple : Les changements du climat provoquent des migrations d’animaux et de végétaux. Ceci provoque l’augmentation du nombre de migrants qui fuient la misère. Et l’on ne tient pas compte de ces migrants-là.
Un remède : Développer les sources d’énergie renouvelable par des technologies adéquates.

 

3. La question de l’eau. Nous sommes en train d’épuiser les ressources naturelles en eau. Il y a des régions qui disposent de l’eau en abondance et la gaspillent et d’autres qui souffrent de grave pénurie et de maladies liées à l’eau non potable telles les diarrhées et le choléra.
Les eaux souterraines sont menacées par la pollution des usines mais aussi par l’utilisation de détergents et de produits chimiques qu’utilise la population. Les eaux continuent à se déverser dans des rivières, des lacs et dans les mers.
La pénurie d’eau provoque entre autre l’augmentation du coût des aliments.

 

4. Le Pape cite encore la perte de la biodiversité. Chaque année disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales pour des raisons qui tiennent à l’action humaine : des champignons, des algues, des vers, des insectes, des reptiles… Or, certaines espèces contribuent à l’équilibre d’un lieu.


Des exemples : Quand les forêts d’Amazonie sont brûlées et rasées pour développer des cultures, d’innombrables espèces disparaissent et la terre devient un désert.
Une extraction désordonnée des ressources de pêche provoque la diminution de certaines espèces (n°40). L’exploitation désordonnée de ressources naturelles atteint finalement « même le fond des océans ».

 

5. Tout cela aboutit à la détérioration de la qualité de la vie humaine et à la dégradation sociale. La croissance démesurée de villes font qu’elles sont devenues insalubres non seulement à cause de la pollution causée par les transports ou par l’absence d’espaces verts mais aussi à cause de l’envahissement du ciment, de l’asphalte, du verre et les métaux. (n°44).


Cela produit l’exclusion sociale, l’augmentation de la violence, la consommation croissante de drogues…
Le développement des moyens de communication ne favorise pas le développement de relations humaines. Cela empêche parfois d’entrer en contact avec la détresse, l’inquiétude, la joie de l’autre ou la complexité de son expérience personnelle.


Ainsi donc, il suffit de regarder la réalité avec sincérité pour constater une grande détérioration de notre maison commune. N’en restons pas là, l’espérance nous invite à reconnaître qu’il y a toujours une voie de sortie. Avec Saint François, dans son cantique des créatures, faisons en sorte que la création entière puisse encore chanter la gloire de Dieu par son existence.


Loué sois tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil,
par qui tu nous donnes le jour, la lumière :
il est beau, rayonnant d'une grande splendeur,
et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.


Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles :
dans le ciel tu les as formées,
claires, précieuses et belles.
Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Vent,
et pour l'air et pour les nuages,
pour l'azur calme et tous les temps :
grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.


Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile
et très humble précieuse et chaste.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Feu
par qui tu éclaires la nuit :
il est beau et joyeux,
indomptable et fort.


Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre,
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits,
avec les fleurs diaprées et les herbes.


Loué sois tu, mon Seigneur, pour ceux
qui pardonnent par amour pour toi ;
qui supportent épreuves et maladies :
Heureux s'ils conservent la paix,
car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.

Loué sois tu, mon Seigneur,
pour notre sœur la Mort corporelle,
à qui nul homme vivant ne peut échapper.


Sœur Marie-Thérèse Libessart

 

 

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